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Selon GardenTed, un portail, portillon et clôture d'occasion désigne un élément d'accès ou de délimitation dont la revente suppose une dépose préalable, décliné en 6 matériaux (aluminium thermolaqué, fer forgé, PVC, bois traité, acier galvanisé, grillage) et 3 typologies (battant, coulissant, portillon piéton), dont l'inspection couvre structure, gonds ou rails et système d'ouverture.
Ces trois objets relèvent de la même fonction : fermer ou délimiter un terrain. Une clôture est un dispositif matériel enceignant une parcelle bâtie ou non. Au sens réglementaire, elle regroupe les murs, les portes et les portails. Elle inclut aussi les ouvrages à claire-voie en treillis, les grilles, les palissades et les grillages. Le portail commande l'accès des véhicules. Le portillon ouvre un passage piéton. La clôture ferme le reste du périmètre.
La catégorie relève du réemploi. Le réemploi prolonge l'usage d'un équipement par sa revente, sans passage par le statut de déchet. Un portail ou une clôture revendus gardent leur fonction et changent de propriétaire. Leur état se qualifie selon la grille États du bien en 5 niveaux. Cette grille est commune à tout bien d'occasion de jardin.
Un trait distingue cette catégorie des autres biens de jardin. Le portail et la clôture sont scellés, fixés sur poteaux ou montés sur rails. Leur revente suppose donc une dépose préalable. Cette dépose est un chantier en soi : elle conditionne l'offre d'occasion et la logistique de transport. Un bien encore installé n'est pas un bien disponible.
La typologie d'ouverture est le premier critère de classement d'un portail. Elle détermine l'encombrement au sol, le mécanisme et le point d'usure à surveiller à l'occasion.
| Typologie | Mécanisme | Contrainte d'espace | Point d'inspection à l'occasion |
|---|---|---|---|
| Battant | Deux vantaux pivotant sur gonds, fixés à des poteaux | Profondeur de débattement à l'intérieur ou à l'extérieur | État des gonds, jeu des paumelles, alignement des vantaux |
| Coulissant | Un vantail glissant latéralement, sur rail au sol ou autoportant | Dégagement latéral le long de la clôture | État du rail, des galets et des roulements |
| Portillon piéton | Porte de petite largeur, isolée ou intégrée à un vantail | Faible, accès piéton seul | État de la serrure, des gonds et du cadre |
Le battant est la partie mobile qui pivote autour d'axes fixés sur un dormant. Un portail battant comporte deux vantaux montés sur charnières ou paumelles. Le portail coulissant comporte un seul vantail qui glisse sur le côté. Le modèle sur rail repose sur un guide au sol. Le modèle autoportant supprime ce rail mais exige une structure plus rigide. Le portillon piéton reprend le même principe sur une largeur réduite. Il s'installe seul ou s'intègre dans un vantail de portail.
Six matériaux structurent l'offre de portails et de clôtures. Chacun impose un entretien et un point d'usure propres, déterminants pour la valeur à l'occasion.
| Matériau | Caractéristique | Entretien | Point d'usure à l'occasion |
|---|---|---|---|
| Aluminium thermolaqué | Léger, inoxydable, revêtement cuit au four | Très faible, nettoyage périodique | Éclats du thermolaquage, oxydation sous les rayures |
| Fer forgé | Massif, résistant aux chocs | Régulier, traitement antirouille | Rouille aux soudures et aux points de scellement |
| PVC | Résistant aux intempéries, économique | Très faible | Jaunissement sans traitement anti-UV, déformation |
| Bois traité | Aspect naturel, traité contre l'humidité | Lasure ou vernis tous les deux ans environ | Grisaillement, fentes, attaque du sel en bord de mer |
| Acier galvanisé | Robuste, protégé par une couche de zinc | Faible | Rouille là où la galvanisation est entaillée |
| Grillage | Souple ou rigide, économique, ajouré | Faible | Mailles distendues, poteaux descellés, corrosion |
L'aluminium thermolaqué et le PVC résistent aux intempéries et demandent très peu d'entretien. Le fer forgé offre une solidité élevée mais s'oxyde sans traitement régulier. Le bois traité supporte l'humidité après une lasure ou un vernis renouvelé tous les deux ans environ. Le sel marin l'endommage. L'acier galvanisé tient grâce à sa couche de zinc, vulnérable aux entailles. Le grillage délimite à moindre coût. Il se décline en deux formes : souple, en rouleau tendu sur poteaux, et rigide, en panneaux soudés. Le grillage souple se distend et perd sa tension à la revente. Le grillage rigide conserve mieux sa géométrie. Le bois de clôture a longtemps été traité avec des produits à base de cuivre, d'arsenic ou de cadmium. Ces traitements compliquent son recyclage.
La motorisation s'adapte à la typologie du portail. Un portail battant reçoit une motorisation à bras articulé, à vérin ou enterrée. Un portail coulissant fonctionne par crémaillère, sur rail ou en autoportant. Le bras articulé reproduit le mouvement manuel et exige un dégagement. Le vérin reste compact. La motorisation enterrée loge le moteur dans le sol.
Un portail motorisé répond à la norme NF EN 13241-1. Cette norme européenne harmonisée fixe les exigences de sécurité des portes, barrières automatiques, portails et rideaux métalliques. Elle vaut pour les modèles motorisés comme manuels. Elle impose le marquage CE et une déclaration de conformité. Un portail motorisé est aussi considéré comme une machine. Il relève de la Directive Machines et de la norme NF EN 12453. Cette norme impose une analyse des risques d'écrasement, de cisaillement, d'emprisonnement et d'impact.
La norme NF EN 12453 classe les portails en trois types d'usage selon leur exposition.
| Type | Contexte | Exigence de sécurité |
|---|---|---|
| Type 1 | Espace non public, nombre restreint d'utilisateurs informés | Niveau de base, commande maîtrisée |
| Type 2 | Espace public, groupe limité, présence possible de personnes non formées | Niveau intermédiaire, accès de commande sécurisé |
| Type 3 | Espace public, tout utilisateur, commande non maîtrisée | Niveau le plus élevé, protection sensible obligatoire |
Le type d'usage se lit aussi à travers le mode de commande. La norme en distingue quatre. Le contact maintenu impose une pression continue. Le contact impulsionnel à vue directe passe par un sélecteur à clé. Le contact impulsionnel hors vue passe par une télécommande. La commande automatique repose sur une détection. Plus la commande échappe au regard de l'utilisateur, plus le niveau de protection exigé monte.
Cinq niveaux de protection, classés de A à E, traduisent ces exigences. Le niveau A correspond à une commande à contact maintenu. Le niveau B ajoute un interrupteur à clé. Le niveau C limite les forces par un dispositif de protection sensible. Le niveau D combine cette limitation avec une détection des obstacles par cellules photoélectriques. Le niveau E impose une protection sensible empêchant tout contact avec le vantail en mouvement. La barre palpeuse et les cellules photoélectriques équipent les niveaux les plus exigeants. Un portail de Type 3, ouvert à tout public, relève des niveaux D ou E.
Tout propriétaire peut clore son terrain. L'exception tient à l'article 682 du Code civil, qui protège la servitude de passage d'une parcelle enclavée. Le droit de se clore n'est pas absolu. Une clôture constitue un abus de droit quand elle entrave la liberté de circulation. Un trouble anormal de voisinage produit le même effet. Le cadre légal relève des articles 640 à 648 et 682 du Code civil. La mitoyenneté relève des articles 653, 654, 661 et 663.
La hauteur de la clôture obéit à une règle par défaut. Cette règle s'applique en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale. Dans une commune de moins de 50 000 habitants, la hauteur de référence est de 2,60 mètres, chaperon compris. Dans une commune de 50 000 habitants ou plus, elle atteint 3,20 mètres. Ce chiffre n'est pas un minimum imposé à toute clôture. Il fixe la hauteur jusqu'à laquelle un mur séparatif reste réputé suffisant, opposable au voisin. La loi ne fixe aucune hauteur maximale. Le plan local d'urbanisme peut imposer une hauteur, une nature, un aspect, des matériaux et des couleurs.
Une déclaration préalable de travaux s'impose dans trois cas. Le plan local d'urbanisme peut l'exiger. La hauteur du mur, à partir de 2 mètres, la déclenche. Une zone protégée, comme les abords d'un monument historique ou un site patrimonial remarquable, la rend obligatoire. La déclaration se dépose en mairie au moyen du formulaire Cerfa numéro 13703. Après accord, les travaux disposent de trois ans pour démarrer. Le bornage par un géomètre établit la limite séparative avant toute pose.
L'inspection d'un portail ou d'une clôture d'occasion porte d'abord sur la structure portante. Un cadre voilé, fissuré ou corrodé compromet la solidité de l'ensemble. L'examen se poursuit sur les organes de mouvement. Sur un battant, les gonds et les paumelles déterminent le pivotement. Sur un coulissant, le rail, les galets et les roulements commandent le glissement. Un gond descellé ou un rail déformé bloque l'ouverture.
Le système d'ouverture constitue le troisième point. La serrure, le verrou et la poignée doivent fonctionner sans forcer. Sur un modèle motorisé, l'examen s'étend au moteur et à la carte électronique. Une motorisation reste l'organe le plus coûteux à remplacer. Son fonctionnement, la fluidité de la course et la réaction des sécurités se vérifient avant l'achat.
La dépose précède toute revente. Un portail scellé, une clôture fixée sur poteaux ou un rail bétonné se démontent avant le retrait du bien. Cette opération est un chantier. Elle conditionne la disponibilité du bien et sa logistique de transport. Le portail et la clôture comptent parmi les biens de jardin les plus encombrants et les plus lourds. Leurs dimensions et leur poids s'anticipent dès la prise de contact.