Vous regardez un motoculteur Staub d'occasion, et une idée s'installe vite : celle d'un matériel orphelin, sans constructeur derrière lui. Cette idée est fausse, et elle vous prive du repère qui permet de trancher devant la machine.
Selon Wikipédia, l'entreprise est créée en 1906, et son premier motoculteur complet date de 1938 selon le constructeur. Le même constructeur écrit en 2026 que la fabrication continue. Trois familles de machines portent aujourd'hui ce nom.
📖 Ce qui vous attend :
💡 L'essentiel :
Staub est un constructeur français de motoculture. Selon Wikipédia et selon le constructeur, l'entreprise naît en 1906, et son premier motoculteur complet date de 1938. Selon Wikipédia, elle appartient au groupe italien Emak depuis 2003, et le constructeur écrit en 2026 qu'elle fabrique toujours.
Nous avons ouvert trois sources, et nous datons chaque étape en nommant celle qui la donne.
| Année | Ce qui se passe | Source |
| 1906 | Joseph Staub ouvre un atelier de 20 m² | Sartrouville selon le constructeur et Wikipédia, Paris selon M&P 2017 |
| 1922 | Georges Staub, fils du fondateur, reprend l'entreprise | Wikipédia |
| 1938 | Premier motoculteur complet, le PP3 (5 ch) ; PP6 (12 ch) et mototracteur R-4 en 1948 | constructeur, Wikipédia |
| 1967 | Unité de montage de 6 000 m² à Champagné (Sarthe) | constructeur |
| 1983 | Première motobineuse, la ST300, moteur 4 temps de 148 cm³ | constructeur |
| 1984 ou 1985 | Passage sous Electrolux, les sources divergent | 1984 pour Wikipédia, 1985 pour le constructeur et M&P 2017 |
| 1992 | Fermeture de l'usine de Champagné, fabrication en Vendée | constructeur ; septembre pour M&P 2017 |
| 2003 | Rachat par le groupe italien Emak, avec les plans et les brevets, après deux reprises depuis 1993 | constructeur ; Wikipédia, 1er juillet 2003 ; M&P 2017 nomme deux repreneurs intermédiaires |
| Aujourd'hui | Siège à Rixheim, en Alsace, production en cours | constructeur en 2026, Wikipédia |
Dans ce tableau, M&P désigne Matériel & Paysage, article de 2017.
Une marque homonyme d'ustensiles de cuisine encombre aussi les résultats de recherche sur ce nom.
Sur quatre points, ces trois sources ne disent pas la même chose. Nous publions les deux versions plutôt que d'en choisir une.
| Le point | Une version | L'autre version |
| Le lieu de la fondation de 1906 | Sartrouville, puis Paris dans le 17e (constructeur, Wikipédia) | Paris (Matériel & Paysage, 2017) |
| L'année du passage sous Electrolux | 1985 (constructeur, Matériel & Paysage 2017) | 1984 (Wikipédia) |
| Des ateliers à Courbevoie à partir de 1923 | mentionnés par Wikipédia | ni le constructeur ni Matériel & Paysage n'en parlent |
| Le nombre de revendeurs en France | plus de 300 (constructeur en 2026, Wikipédia) | 360 (Matériel & Paysage, 2017) |
Les ateliers de Courbevoie ne sont portés que par Wikipédia. Nous le publions en la nommant, sans l'attribuer aux deux autres. Les deux comptes de revendeurs portent chacun leur année. Sur une histoire aussi courte, quatre écarts entre trois sources se disent au lecteur. Nous ne les lissons pas, et nous ne moyennons aucun de ces chiffres.
Trois familles de machines se vendent sous le nom Staub. Les monoaxes de la série PP, les plus anciens. Les séries numérotées, celles qui circulent en annonce. Les motobineuses ST, plus récentes, sous un nom de marque que Wikipédia dit conservé aujourd'hui. Ni le même âge, ni le même usage.
La famille PP est la plus ancienne des trois. Selon le constructeur, le premier motoculteur de la marque, lancé en 1938, porte la désignation PP3 et 5 ch. Le PP5 arrive à 9 ch à la sortie de la guerre. Le PP6 suit à 12 ch en 1948, avec un mototracteur R-4 qui en dérive. Un mototracteur, ici, est une machine sur laquelle le conducteur s'installe. Un monoaxe se conduit à pied, derrière un essieu unique.
Les annonces font aussi circuler des désignations à quatre chiffres. Nous y relevons 6500, 7000, 8500 et 9600 : c'est ce qui se lit en annonce, pas une gamme documentée. Aucune des trois sources que nous avons ouvertes ne décrit ces séries. La chronologie du constructeur s'arrête aux PP et à la ST300. Nous écrivons ce manque au lieu de le combler. Les années de fabrication de ces séries ne sont établies nulle part.
La lettre ST appartient aux motobineuses, pas aux monoaxes. Selon le constructeur, elle démarre dès 1983 avec la ST300 et son moteur 4 temps de 148 cm³. Une machine annoncée ST n'est donc pas de la même famille qu'un PP, même quand le titre dit « motoculteur Staub ». Selon Wikipédia, la société porte aujourd'hui le nom d'Emak France et la marque Staub est conservée. Le nom de marque est le même que celui des monoaxes anciens ; la machine, non. En 2017, la presse professionnelle écrivait que les motobineuses de la marque étaient fabriquées chez Pubert, en Vendée.
Selon GardenTed, un outil de jardinage motorisé d'occasion désigne un outil portatif à moteur autonome regroupant 9 sous-catégories (taille-haies, débroussailleuses, tronçonneuses, motobineuses, broyeurs, souffleurs et autres) en trois sources d'énergie (thermique, électrique filaire, batterie Lithium-Ion), dont l'inspection s'adapte au type de motorisation.
Le tri entre ces trois familles décide de votre attente d'usage. Ce matériel appartient à l'univers jardinage, où voisinent les machines qui travaillent le sol.
Les deux lettres PP désignent le modèle « passe-partout », selon Wikipédia. Le chiffre qui suit monte avec la puissance : PP3 pour 5 ch, PP5 pour 9 ch, PP6 pour 12 ch, selon le constructeur. Dans la famille PP, ce chiffre ne donne pas l'année.
Selon Wikipédia, le premier motoculteur de 1938 est désigné comme un modèle passe-partout. Voilà ce que portent les deux lettres PP. Selon le constructeur, le chiffre qui les suit monte avec la puissance. Ce qui suit les deux lettres n'est d'ailleurs pas toujours un chiffre, puisque le constructeur cite un PP-U. Cette logique vaut pour la famille PP, et pour elle seule. Nous ne l'étendons jamais aux séries numérotées, qu'aucune de nos trois sources ne documente.
Deux choses manquent à cette lecture. L'année de fabrication, d'abord : aucune de nos trois sources ne la donne pour une série numérotée. Nous n'en inventons pas. Le moteur, ensuite : aucune de ces trois sources n'attribue de motoriste à une série de la marque. Nous n'en nommons donc aucun ici. Ce qui reste vrai et utile tient en un geste. Le moteur porte ses propres marquages, distincts de ceux du châssis. Relevez les deux, tels qu'ils sont écrits. Le détail modèle par modèle appartient à une autre page du site : Fiches techniques Staub : lire la plaque et identifier un PP2X, un PPX S6 ou un 7000.
Sur un Staub d'occasion, l'essentiel se lit sur la machine elle-même. Les marquages du châssis et ceux du moteur, la prise d'outils, et ce que le lot contient vraiment. Selon le constructeur, l'outil et la machine forment un ensemble. Le reste se discute après.
Ce que nous décrivons ici vient de notre observation, pas d'une source extérieure. Sur la machine, la désignation, les marquages du moteur et le numéro que porte le châssis s'écrivent noir sur blanc. Vous les relevez tels quels, sans compléter ce qui manque. Une machine dont plus rien ne se lit ne se situe pas. Ce que vous faites là, devant la machine, engage la suite de l'achat. La fiche inspection d'un bien avant achat en porte le cadre.
Selon le constructeur, les outils sont dessinés pour correspondre à la configuration de ses motoculteurs. Selon lui, l'outil et la machine forment un ensemble. La prise d'outils, aussi appelée prise de force, est l'interface par laquelle la machine entraîne l'accessoire qu'elle porte. Sa compatibilité et la complétude du lot se constatent machine en main, avant de payer. Le texte de l'annonce ne les établit pas. Des outils présents et montés, une machine qui tourne devant vous, des références lisibles : cela prouve ce que le lot contient. Le détail vit ailleurs : Les outils qui se montent sur un Staub (fraise, charrue, remorque, rotovator) : ce qu'on trouve d'occasion.
Les constats suivants sont les vôtres, pas ceux d'une source. Vous les faites devant la machine.
Maintenant que vous savez reconnaître la famille, allez voir ce qui se dépose dans la catégorie qui rassemble les annonces de motoculteurs et de motobineuses. Les deux machines s'y mêlent. Selon GardenTed, une annonce ne reste pas en ligne indéfiniment : sur un matériel peu courant, revenez plutôt que d'attendre.
Selon le constructeur, le groupe qui détient la marque depuis 2003 en a racheté les plans et les brevets, et il engage son réseau de revendeurs sur des pièces et accessoires d'origine. La matière des carters, elle, n'est documentée par aucune de nos trois sources.
Le rachat de 2003 par le groupe italien Emak porte aussi sur les plans et les brevets de la marque, et le développement est confié à la filiale Emak France : c'est le constructeur qui l'écrit. Ce transfert de plans explique qu'un propriétaire actuel puisse encore documenter des séries anciennes. Le même constructeur écrit en 2026 que la production est en cours, et situe son siège à Rixheim, en Alsace. Il engage enfin son réseau de revendeurs sur la fourniture de pièces et d'accessoires d'origine de la marque. C'est le fait propre à Staub, et c'est ce qui manque partout ailleurs sur ce sujet. Un canal de pièces d'origine existe, et il est identifié.
Cet engagement a des limites, et le constructeur les porte lui-même : c'est un engagement de réseau, déclaré en 2026. Il ne dit rien de la couverture par série ni par année. Il ne garantit aucune pièce pour une machine de 1948. Nos trois sources documentent l'ancienneté de la marque et la robustesse revendiquée de ses outils. Aucune ne décrit la composition d'un châssis, aucune n'affirme qu'un modèle donné n'embarque pas d'électronique. Nous ne publions donc rien de tel. La règle générale de la disponibilité des pièces d'un motoculteur relève d'une autre page du site. Nous ne relevons ici que ce qui est propre à cette marque : Pièces détachées de motoculteur Staub : ce qui se trouve encore, et où.
Cette page repose sur trois organisations seulement : le constructeur, une encyclopédie collaborative et un titre de presse professionnelle. Quatre choses tombent hors de leur périmètre commun. Nous préférons vous les nommer une par une plutôt que de les inventer ou de les emprunter ailleurs.
Chacune de ces trois organisations couvre un terrain précis : l'histoire de la marque, son identité d'entreprise, son réseau à une date donnée.
Nous visons habituellement quatre organisations citables ; cette page en compte trois. Les premiers résultats sur ce sujet sont des sites qui vendent ces machines. La seule autre référence est un site sans auteur identifié. Nous publions ce que nous avons, et nous vous le disons. Le même matériel vu depuis le vendeur relève d'une autre page : Vendre un motoculteur ancien (Staub, Simar, Mabec) : à qui il s'adresse et ce qu'il faut prouver.
Le motoculteur Staub le plus puissant que le constructeur documente dans sa chronologie est le PP6 : ce même constructeur l'annonce à 12 ch et le date de 1948, devant le PP5 et ses 9 ch. Les séries numérotées croisées en annonce ne sont documentées par aucune de nos trois sources. Nous ne publions donc aucun classement de puissance sur toute la gamme. Ce qui vaut est ce que la machine porte d'écrit, moteur compris.
Non : le motoculteur Staub n'a rien à voir avec les ustensiles de cuisine, car la marque qui nous occupe est une entreprise française spécialisée dans la fabrication de motoculteurs, créée en 1906 selon Wikipédia. Wikipédia ajoute que cette entreprise porte aujourd'hui le nom d'Emak France, filiale du groupe italien Emak depuis 2003. Une marque homonyme d'ustensiles de cuisine encombre les résultats de recherche. Nous n'affirmons rien sur elle : aucune de nos sources ne la traite. Le réflexe utile : ajoutez « motoculteur » à votre recherche.
Nous ne savons pas dire si un motoculteur Staub d'occasion sort d'usine en diesel, parce qu'aucune de nos trois sources n'attribue de motorisation à une série de cette marque, et nous ne comblons pas ce vide. Le constructeur ne cite qu'un moteur 4 temps de 148 cm³, sur la motobineuse ST300 de 1983. Il ne nomme aucun motoriste. Ce qui reste vérifiable est simple : ce que porte le moteur est écrit sur le moteur. Devant la machine, relevez ce marquage tel quel.
Un Staub annoncé incomplet ou pour pièces change la nature de ce que vous achetez, parce que, selon le constructeur, l'outil et la machine forment un ensemble : un lot amputé de ses outils n'est plus la même chose. L'état déclaré dans une annonce suit une grille commune à tout le site. Selon GardenTed, ce que le vendeur coche là décide de ce que vous venez chercher, à vérifier sur la fiche états du bien. Quand l'annonce dit « pour pièces », la question n'est plus l'usage mais ce que vous récupérez. La fiche bien d'occasion pour pièces pose ce cadre. Devant la machine, ce qui compte est ce qui est présent et monté.
Vous savez maintenant reconnaître la famille derrière le nom. La désignation vous dit ce qu'elle porte et ce qu'elle tait. Regardez le lot pour ce qu'il contient vraiment. C'est cette lecture, et non l'ancienneté de la marque, qui vous dira si la machine devant vous mérite votre temps.
Staub Motoculture (Emak France) - STAUB, les dates clés (consulté le 27 août 2026) : https://www.staub-motoculture.fr/pages/histoire
Wikipédia en français - Emak France (version consultée le 27 août 2026) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Emak_France
Matériel & Paysage, Jean-Paul Roussennac - Deux livres pour les 110 ans de Staub (2017) : https://www.materiel-paysage.com/2017/article/726054/deux-livres-pour-les-110-ans-de-staub
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